« Vous m’avez permis de retrouver ma vie d’avant » : Un implant conçu sur mesure et imprimé en 3D aide une patiente à retrouver sa mobilité septembre 3, 2026 Kim Webb-Simpson sur l’un de ses chevaux. Kim Webb-Simpson n’était que la deuxième patiente de la province à subir cette intervention pratiquée par le Dr Jacob Matz, chirurgien orthopédique Deux ans après avoir reçu un os de cheville conçu sur mesure et imprimé en 3D, Kim Webb-Simpson a pu retrouver une mobilité qu’elle pensait avoir perdue pour toujours et a pu recommencer à pratiquer ses activités préférées : monter à cheval et jardiner. Toutefois, cet avenir semblait loin d’être assuré il y a cinq ans lorsqu’elle s’est réveillée un matin avec une douleur atroce à la cheville. Les années qui ont suivi ont été une succession de rendez-vous, de traitements et d’incertitudes, jusqu’à ce qu’une intervention novatrice lui offre une nouvelle possibilité d’avenir. Une douleur mystérieuse Au début de janvier 2021, Kim a réalisé que quelque chose n’allait pas. En essayant de sortir du lit, elle a subitement ressenti une vague de douleur provenant de sa cheville gauche. « Je n’avais pas la moindre idée qu’il y avait un problème », a déclaré l’infirmière à la retraite qui vit dans le sud du Nouveau-Brunswick. « Je me suis levée et la douleur m’a envahie. » Comme elle n’avait pas de blessure apparente, elle a boité pendant plusieurs semaines avant de finalement se rendre à l’hôpital pour une radiographie qui n’a rien révélé d’anormal. Après 12 semaines de physiothérapie qui n’ont pas donné de résultats concluants, Kim a insisté auprès de son médecin de famille pour subir un examen d’IRM. « Environ une semaine et demie plus tard, mon médecin m’a appelé pour me dire que c’était vraiment grave », se souvient-elle. Deux jours plus tard, elle a consulté le Dr Jacob Matz, chirurgien orthopédique, qui lui a posé un diagnostic de nécrose avasculaire du talus, une condition caractérisée par la mort du tissu osseux en raison d’une perte d’irrigation sanguine. Le talus joue un rôle de liaison essentiel entre la jambe et le pied, ce qui le rend indispensable aux mouvements de la cheville, vers le haut et vers le bas et d’un côté à l’autre. Le Dr Jacob Matz en compagnie de plusieurs membres du personnel de la Clinique 1 de l’Hôpital régional de Saint John du Réseau de santé Horizon. Un parcours difficile Pour Kim, le diagnostic a marqué le début d’un long et laborieux parcours. Au cours des mois qui ont suivi, elle a dû se servir de béquilles, d’une botte de marche, puis d’une canne. La douleur et sa mobilité réduite affectaient presque tous les aspects de sa vie quotidienne. Parallèlement, elle était la proche aidante principale de sa mère, ce qui ajoutait une lourdeur aux défis auxquels elle était déjà confrontée. « J’ai eu très mal pendant très longtemps. Il y a des jours ou j’ai pensé demander à mon médecin de m’amputer », affirme Kim. Le Dr Matz a d’abord opté pour une approche moins invasive avec l’espoir de sauver l’os. Il a réalisé une intervention appelée décompression centrale, conçue pour stimuler la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Malheureusement, l’intervention n’a pas donné les résultats escomptés, et le talus a continué de se détériorer. Les autres possibilités Face à son état qui s’aggravait, Kim a commencé à discuter avec le Dr Matz de possibilités de traitement plus définitives. L’une de ces possibilités était une fusion de la cheville (arthrodèse), une intervention qui peut soulager la douleur, mais qui élimine le mouvement dans l’articulation. L’autre possibilité était un implant du talus conçu sur mesure et imprimé en 3D, une intervention relativement nouvelle au Nouveau-Brunswick. En tant qu’infirmière à la retraite, Kim a fait preuve d’une grande prudence avant de prendre une décision. « J’ai fait beaucoup de recherche », confie-t-elle. « Je me suis renseignée sur chacune des interventions dont on a parlé, et j’ai préparé une liste de questions au sujet de chacune d’entre elles. » Après des mois de recherche et de discussion avec le Dr Matz, elle a choisi l’implant sur mesure. Kim était seulement la deuxième personne au Nouveau-Brunswick à subir cette intervention. Depuis l’introduction de cette technologie à Saint John, il y a plusieurs années, le Dr Matz a réalisé quelques interventions chirurgicales de ce type. Il s’en sert principalement dans les cas complexes où les possibilités thérapeutiques traditionnelles sont limitées. « Il s’agit parfois d’une solution de rechange à l’amputation », explique-t-il. « Cette intervention permet aux patients de conserver leur membre et de garder une amplitude de mouvement. » Chaque implant est fabriqué sur mesure pour chaque patient à partir de tomodensitogrammes détaillés des deux chevilles. On utilise les images de la cheville saine pour créer une prothèse symétrique adaptée à l’anatomie du patient avant que l’implant ne soit fabriqué à partir de titane de qualité médicale. Se remettre en selle Kim a subi son intervention chirurgicale en juin 2024 et elle s’est rapidement rendu compte que la convalescence serait difficile. Pendant cinq semaines, elle a dû rester chez elle la plupart du temps pour permettre à sa cheville de guérir. Malgré les difficultés, elle est restée concentrée sur un objectif : remonter à cheval. À l’automne, son objectif était atteint. « Ce n’était pas particulièrement gracieux, mais j’ai réussi à monter à cheval », confie Kim. « Je me sentais comme si je venais de retrouver ma liberté. » Kim Webb-Simpson qui travaille dans son jardin. Aujourd’hui, Kim estime avoir retrouvé entre 95 et 98 % de ses capacités et elle profite de l’autonomie qu’elle craignait autrefois de perdre. Elle a pu recommencer à passer du temps avec ses chevaux et dans ses plates-bandes. « Je suis simplement heureuse de pouvoir vivre ma vie et de faire ce qui me plaît », exprime-t-elle. Aujourd’hui, Kim est reconnaissante au Dr Matz et à son équipe de l’avoir aidée à retrouver la qualité de vie qu’elle croyait avoir perdue. « Merci au Dr Matz et à toute son équipe de m’avoir permis de retrouver ma vie d’avant », a-t-elle déclaré. « Vous n’avez pas idée de ce que ça représente pour moi. »