Une initiative d’Horizon provoque un changement à l’échelle nationale en matière de codification de la malnutrition et mène à une amélioration des résultats pour les patients octobre 8, 2026 En permettant aux diététistes de codifier les cas de malnutrition, on réduit le risque que des cas ne soient pas signalés ou ne soient pas traités, ce qui mène également à des rapports plus précis et de meilleurs soins Une initiative interne menée par l’équipe de nutrition clinique d’Horizon a donné lieu à un changement à l’échelle nationale qui a une incidence positive sur la façon de signaler et de codifier les cas de malnutrition dans les hôpitaux à la grandeur du Canada. Le 1er avril, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a mis en œuvre une nouvelle directive nationale de codification qui nécessite l’attribution d’un code de diagnostic pour les cas de malnutrition lorsqu’ils sont documentés dans le dossier d’un patient par une diététiste. Auparavant, un code de diagnostic de malnutrition n’était attribué que lorsqu’un médecin le documentait. La malnutrition est un problème courant. Au Canada, on estime de 40 % à 50 % le nombre de patients hospitalisés qui sont mal nourris. C’est un problème qui a des répercussions non seulement sur la santé des patients touchés, mais aussi sur les soins et les traitements qu’ils reçoivent, ce qui fait du dépistage et de l’intervention précoces des éléments essentiels à l’amélioration des résultats pour les patients. « La malnutrition n’est pas un problème qui relève uniquement de l’alimentation ou des conséquences d’une maladie », a expliqué Jill Thibodeau, gestionnaire de la nutrition clinique chez Horizon pour la région de Moncton. « La malnutrition est un état clinique qui affecte les résultats des patients et augmente la durée de leur séjour. Un patient en attente d’une opération qui est mal nourri, par exemple, peut subir des retards en raison d’une cicatrisation plus lente de ses plaies et présente un risque accru de développer une infection. » Les débuts de l’initiative Horizon évalue tous les patients lors de leur admission pour détecter tout signe de malnutrition et oriente automatiquement ceux jugés à risque vers une diététiste. En 2022, l’équipe de nutrition clinique a créé un système pour repérer les patients nécessitant une codification pour malnutrition par les médecins lorsqu’ils ajoutent de l’information au dossier d’un patient. Un autocollant vert indiquant le diagnostic de malnutrition posé par la diététiste était placé aux ordonnances des médecins afin de faciliter la documentation du diagnostic, permettant ainsi à l’ICIS de le codifier. Cette façon de faire faisait en sorte que de meilleures données sur la malnutrition étaient enregistrées, ce qui a donné le coup d’envoi à un changement national en ce qui concerne la façon de recueillir et d’enregistrer les données. Le déclenchement d’un changement national Après avoir constaté le succès des autocollants verts chez Horizon, l’équipe de nutrition clinique a présenté le concept au Groupe de travail canadien sur la malnutrition (GTCM) dans l’espoir d’encourager d’autres hôpitaux au Canada à adopter une approche similaire. Plusieurs autres hôpitaux et organismes ont adopté ce processus, mais le GTCM est allé plus loin en soumettant une proposition à l’ICIS visant à faire en sorte que les diagnostics de malnutrition établis par des diététistes soient acceptés pour la codification. « Les diététistes sont souvent les professionnels qui détectent et documentent la malnutrition comme diagnostic dans le dossier médical d’un patient », a précisé Jill Thibodeau. « Mais, historiquement, ces données n’étaient pas saisies avec précision, car les médecins devaient également les documenter. L’élimination du besoin de cette deuxième documentation permet d’assurer une meilleure saisie et un meilleur signalement du nombre de cas de patients présentant une malnutrition que nous recevons dans nos hôpitaux. C’est également un moyen de reconnaître et de renforcer le rôle essentiel que jouent les diététistes dans les soins de santé. » En cernant avec précision la prévalence de la malnutrition dans les hôpitaux du Canada, le GTCM et l’ICIS pourront orienter plus efficacement leurs études et leurs recherches à venir, ce qui permettra ultimement d’améliorer les traitements et les soins. Chez Horizon, la précision des diagnostics contribue déjà à améliorer les soins offerts aux patients. « En détectant correctement la malnutrition à l’admission des patients, nos diététistes peuvent collaborer avec l’équipe soignante des patients tout au long de leur séjour », a souligné Connie Coffin, directrice des Services thérapeutiques par intérim pour la région de Saint John. « Une diététiste peut assurer un suivi, effectuer des évaluations régulières et veiller à ce que les besoins nutritionnels des patients soient satisfaits pendant qu’ils reçoivent des soins. Cette façon de faire permet de réduire le risque que les patients développent des complications ou subissent des retards dans l’obtention de leur congé de l’hôpital, en plus de contribuer à l’amélioration de la qualité globale des soins. »