Repas entre amis : Le programme de repas communautaires d’Upper Miramichi a deux ans janvier 28, 2026 Le programme fournit des repas à environ 10 % de la population de la région chaque mois Becky Matchett (au centre de la première rangée) et plusieurs bénévoles du programme de repas communautaire d’Upper Miramichi. Lorsque le programme de livraison de repas à domicile « Meals on Wheels » mis en place pendant la pandémie de COVID-19 a pris fin, les résidents de la région d’Upper Miramichi se sont retrouvés privés d’un service essentiel qui leur avait apporté nourriture et contacts humains pendant cette période difficile. Constatant ce manque, Becky Matchett s’est mise à réfléchir à des manières de rassembler les gens autour d’un repas. Le résultat? Une initiative toute simple qui est devenue un élément fondamental de la vie communautaire. Le concept de départ était simple : offrir un repas par mois, ouvert à tous. Ce concept s’est ensuite transformé en un programme florissant qui en est maintenant à sa troisième année. « Nous voulions éviter les restrictions », a déclaré Mme Matchett, agente de développement communautaire d’Horizon pour la région du centre du Nouveau-Brunswick. « Plusieurs programmes de repas se concentrent sur les adultes plus âgés, mais nous voulions quelque chose d’inclusif. » Après six mois de planification et un sondage auprès de la collectivité qui a révélé un appui sans équivoque, un premier repas a été servi le 18 octobre 2023. Aujourd’hui, Upper Miramichi Community Meals sert entre 200 et 250 repas par mois en moyenne. C’est donc dire qu’environ 10 % de la population de la région bénéficie de ce service. Plus qu’un repas Le programme, dont le but initial était de s’attaquer à l’insécurité alimentaire, a maintenant une portée bien plus grande. C’est un lieu de rencontre qui donne la possibilité aux participants de partager des ressources. Le personnel d’Horizon et ses partenaires profitent des rencontres pour mettre les résidents en lien avec des services de santé, des moyens de transport et d’autres soutiens. « Les gens sont devenus tellement à l’aise qu’ils font appel à moi pour obtenir de l’aide pour accéder à des ressources », a expliqué Mme Matchett. « Ce programme a grandement influencé ma carrière. Le fait d’être intégrée à la collectivité, de rencontrer les gens à l’endroit où ils se trouvent et d’établir des liens dans un cadre informel me permet de leur offrir un soutien plus complet que si je rencontrais les gens dans un contexte clinique. La relation de confiance créée par le contexte est essentielle. » L’Upper Miramichi Lions Club, à Boiestown, accueille le programme dans son établissement accessible et a pris en charge l’initiative après la première année. Debbie Stewart est membre du Lions Club et est l’une des quatre membres fondateurs de l’initiative. Pour elle, participer à l’organisation d’un tel événement est un honneur. « Faire partie d’un mouvement qui soutient la vie rurale au Nouveau-Brunswick et permettre aux gens de rester en contact et de partager bien plus qu’un repas, ça m’apporte un sentiment indescriptible », a affirmé Mme Stewart. « Au début, c’était un travail colossal de faire ces repas chaque mois, mais après quelques mois, c’est devenu une habitude. » Le financement d’Horizon a aidé les membres de la collectivité à accéder à une formation sur la salubrité alimentaire afin de rendre le programme possible. Pauline Merrill fait partie d’une vingtaine de bénévoles qui donnent deux journées complètes chaque mois pour préparer, cuisiner et servir les repas. Selon elle, cette initiative est essentielle pour tous les membres de la collectivité, particulièrement les personnes âgées. « Les personnes âgées qui vivent en région rurale n’ont pas nécessairement l’occasion de socialiser aussi souvent qu’elles le voudraient », précise-t-elle. « Plusieurs de ces personnes attendent avec impatience chaque repas, et elles se renseignent sur ce qui sera au menu le mois suivant. » Les possibilités de livraison font en sorte que les personnes âgées et les résidents sans moyen de transport ne soient pas laissés pour compte. « Dans les collectivités rurales, le transport est une grande préoccupation », a ajouté Mme Matchett. « Nous voulions éliminer le plus d’obstacles possible. » Un programme durable et inclusif Les repas coûtent 5 $ et le maintien du programme chaque mois est assuré par des dons et des subventions occasionnelles. « Notre but est de fonctionner au seuil de la rentabilité », a confié Mme Matchett. « Les dons supplémentaires nous permettent de couvrir les repas des personnes qui ont besoin d’un peu d’aide. » Le secret de la réussite du programme repose sur la gentillesse, l’équité et l’inclusion, des valeurs qui sont très importantes dans une région où les occasions de créer des liens peuvent être rares. Après une courte pause pendant les Fêtes, le programme a repris en janvier pour poursuivre sa mission de nourrir le corps et l’esprit. « Il est maintenant impensable pour nous d’arrêter », a ajouté Mme Matchett en riant. « C’est devenu quelque chose de précieux pour la collectivité. » Becky Matchett fait partie d’une équipe d’agents de développement communautaire qui travaillent dans les collectivités du Nouveau-Brunswick. Rendez-vous sur la page Web d’Horizon sur le développement communautaire pour en savoir plus sur le programme et pour entrer en contact avec l’agent de développement communautaire de votre région.